Pour Ecolo, le vent doit rester un bien public

A l’initiative d’Ecolo-Estaimpuis, une conférence s’est tenue à l’espace-citoyen de Saint-Léger sur la problématique de l’éolien. Un sujet particulièrement sensible dans l’entité puisqu’un projet de 6 éoliennes promu par Windvision (et la commune) s’élabore. On devrait d’ailleurs avoir les résultats de l’étude d’incidence d’ici la fin de l’année. Ce sera l’occasion pour les citoyens de faire valoir leurs remarques.

Publié le lundi 26 décembre 2011

La locale estaimpuisienne avait invité d’une part Xavier Desgain, parlementaire Ecolo de référence dans le dossier éolien, d’autre part des représentants de la Coopérative Emissions-Zéro, Christian Peters et Michel Wojewodzic. Le parlementaire a rappelé que le nouveau cadre de référence était en voie d’aboutissement. Le cadre existant ne répond plus du tout à la réalité du terrain. Alors qu’il était prévu pour une production de 200 Mégawatt, il s’avère que la Région Wallonne s’est fixé sur son territoire une production de 8000 Gigawatt d’électricité renouvelable dont 4500 rien qu’en éolien, soit 4 fois ce qui existe actuellement. Pour atteindre l’objectif, il faudra planter 80 mâts par an jusqu’en 2020. On peut s’attendre donc à en voir fleurir un peu partout. D’où l’impérative nécessité de fixer des règles pour éviter son développement anarchique. « De l’éolien, oui, mais pas n’importe quoi, pas n’importe comment » insiste Xavier Desgain. Michel Wojewodzic met, lui, l’accent sur le danger de voir des capitaux étrangers s’approprier un gisement local sans que mêmes les riverains n’y trouvent leur compte. « Il faut que les citoyens comprennent qu’ils ont une opportunité extraordinaire de garder la main sur la production d’énergie renouvelable. » Comment ? En devenant coopérateurs. En prenant une part d’éolienne, l’investisseur bénéficiera non seulement de dividendes mais d’avantages propres, comme - c’est en pourparlers actuellement - de l’électricité gratuite. « La Région Wallonne ne peut pas, comme c’est malheureusement le cas dans certains pays du Tiers-Monde, rester bras ballants devant la privatisation d’un bien qui appartient à tous » s’insurge Michel Wojewodzic.