Pub électorale mensongère

Projet présenté par le PS lors de sa campagne pour les communales de 2006.

Il oublie juste de dire que ce n’est absolument pas un projet communal mais bien un projet privé. Qui plus est, c’est un ancien président du PSC local qui en est le promoteur...

Publié le mercredi 28 décembre 2011

Voici le texte de BDS publié par LE COURRIER le 17 novembre 2006

Quel ne fut pas notre étonnement, lors de la campagne électorale dernière de découvrir sur les tracts de la majorité en place (NDLR : Parti socialiste), que le projet immobilier mené par notre société familiale figurait en bonne place, dans les projets de "rénovation urbaine" et le programme d’extension du logement annoncés par l’équipe de notre bourgmestre.

Photos de synthèse à l’appui.. réalises par notre architecte et payée par nous. Au-delà de l’anecdote, ce type de pratique pose questions.

Un pouvoir politique, quel qu’il soit, a-t-il le droit de s’approprier sans autorisation du maître d’ouvrage, l’usage de documents protégés par des droits de propriété intellectuelle en vue de sa propre promotion ?

Imaginons une seconde : une entreprise commerciale s’attribuant, dans un but promotionnel, le fruit du travail d’un concurrent. Nul doute que la réaction ne se ferait pas attendre et que l’entrepreneur serait rapidement assigné.

Alors, pourquoi un parti politique, qui de surcroît revendique de nouvelles pratiques déontologiques, s’attribue-t-il le droit d’être au-dessus du droit ?

Etant le fait d’un pouvoir public, ce type de procédé ne constitue-t-il pas un abus de pouvoir ?

Quel est, en effet, dans pareil cas, le pouvoir de contestation d’un citoyen, face à l’autorité publique qui lui octroye les autorisations légales et dont le bon aboutissement du projet dépend ?

D’autant plus que, très habilement, l’usurpateur s’est abstenu de mentionner explicitement que le projet est effectivement exclusivement financé par des fonds privés et que, par ailleurs, il ne mentionne pas non plus que le maître d’oeuvre est le pouvoir public.

Il se contente d’omettre cette précision et puisque la supercherie ne cause pas de réel préjudice au véritable maître d’ouvrage... s’autorise cette petite entorse, car enfin, si le projet voit le jour, c’est quand même grâce à lui !

Alors, nouvelle culture politique ???