Intervenant sur NOTELE, Q. Huart déclare que « la minorité ne veut pas voir arriver Q. Huart à la tête du CPAS« . C’est évidemment, une fois de plus, une fausse info. En prétendant cela, il détourne le fond du problème (l’éthique) en une affaire personnelle, jouant le rôle de la victime. Il a bien suivi les leçons de son maître, et imite les techniques utilisées par des Trump ou Le Pen…
C’est une nouvelle fois via la presse que la nouvelle a été révélée : Mr Huart remplace Mr Hollemaert à la tête du CPAS, ce dernier retrouvant un poste d’échevin spécialement créé à son intention.
Cela nous amène à vous poser quelques questions.
- Pourquoi avez-vous réservé l’annonce de cette candidature en primeur à la presse ? Pourquoi Mr Hollemaert, par simple courtoisie, ne l’a-t-il pas annoncé lors du dernier conseil de l’action sociale?
- A quel besoin correspond le remplacement du président actuel ? Quel en sera le bénéfice pour la population qui bénéficie des services du CPAS et pour ceux et celles qui y sont employés ?
- Quelles sont les motivations du candidat ? Quelles idées nouvelles et projets novateurs compte-t-il amener ?
- Quelle autre raison, que celle de compenser la perte financière subie par le futur ex-président du CPAS, justifie-t-elle la création d’un nouveau poste d’échevin?
- Tout ce jeu de chaises musicales n’a-t-il pour véritable but que de préparer médiatiquement un candidat bourgmestre pour les prochaines élections ?
Si tel est le cas, Ecolo ne peut que s’insurger contre des méthodes qui font passer des intérêts personnels au-dessus des besoins réels des Estaimpuisiens. La façon d’utiliser les institutions à des fins politiciennes est tout simplement scandaleuse et nous ne pouvons que protester vivement contre ce népotisme affiché. C’est un signe non seulement méprisant mais dangereux pour la démocratie. Par cet acte, le Parti SOcialiste fait comprendre à la population que la politique reste l’affaire de quelques-uns qui se partagent le pouvoir. Malgré ce que le député-bourgmestre PS d’Estaimpuis prétend dans la presse, il agit à contre-courant de l’évolution de transparence et d’éthique dont la population est tellement demandeuse.
PS : Pour ceux qui l’ignorent, le népotisme est la tendance de certains supérieurs ecclésiastiques, évêques et papes, et par extension de certains dirigeants d’autres institutions, à favoriser l’ascension des membres de leurs familles dans la hiérarchie qu’ils dirigent, au détriment des processus de sélection ordinaires, du mérite et, le plus souvent, de l’intérêt général.
Le terme est parfois utilisé, par extension, pour désigner la tendance à favoriser ses protégés ou ses amis proches au détriment de processus de sélection ordinaires, du mérite ou de l’intérêt général, désignant alors le favoritisme ou le copinage.