LE CONSEIL COMMUNAL, C’EST QUAND DEJA ?

Les conseillers écolos seront absents lors du prochain conseil communal. Certainement pas par choix ! Mais du fait d’un calendrier fantaisiste qui change avec le vent. Du fait d’un véritable mépris du Collège pour tous les conseillers. Du fait des priorités choisies par le député-bourgmestre...

Publié le vendredi 23 septembre 2016

Si rien n’oblige le Bourgmestre et le collège communal à fixer un calendrier inamovible pour les séances du conseil communal, on assiste à Estaimpuis à un scénario inverse. Les dates de séances suivent l’agenda personnel (ou l’humeur) du député-bourgmestre-président sans aucune rigueur.

Ainsi, il était prévisible de ne pouvoir réunir le conseil au complet un 18 (!) juillet en pleine période de vacances. Il est vrai que le bourgmestre ne partait en séjour, lui, que le 22 juillet…

Durant cette séance estivale, certains conseillers ont demandé avec insistance la date exacte du conseil suivant, celui de septembre. Elle fut fixée au 19 et même confirmée avec force à la fin du huis clos. Les représentants Ecolo prennent leur rôle de conseiller communal très au sérieux et s’appliquent à participer aux séances. Et il faut savoir, par exemple, que Pauline Trooster doit adapter ses horaires de travail et de congés en fonction des dates de conseil communal (ainsi que doivent le faire d’autres conseillers).

Et voilà que, de manière inopinée, le conseil communal du lundi 19 septembre est annulé ! On s’attend donc à ce qu’il soit reporté au lundi 26 septembre ? Mais non ! La convocation arrive avec la date du 28, un mercredi !

La preuve est une fois de plus faite que le bourgmestre et le collège communal fixent la date uniquement en fonction de leurs propres disponibilités. Sans aucun respect pour les conseillers qui n’ont qu’à suivre leur bon vouloir ! Ce qui implique de modifier leur agenda à la dernière minute, quand c’est encore possible... ! Comment interpréter le fait que, par deux fois, le député bourgmestre confirme une date fantaisiste ? Faut-il y voir une stratégie pour mettre « hors-jeu » certains conseillers du débat public ?

Pour afficher clairement les priorités, Ecolo propose de changer la dénomination « député-bourgmestre » en « bourgmestre-député ». En espérant qu’ainsi le bourgmestre respecterait sa fonction de premier citoyen de la commune comme il l’avait promis...