Fin avril, sous peine d’une astreinte de 500 € par jour, un arrêt de la Cour d’Appel de Mons ordonne à la commune d’Estaimpuis la cessation immédiate du chantier de construction du parking de la Maison du Canal…

Alors qu’à quelques heures des élections, le bourgmestre convoque l’ensemble de la presse régionale afin d’annoncer la concrétisation d’une école secondaire dans la commune, l’annonce de l’arrêt concernant le parking de la Maison du Canal est évidemment gardé sous silence.

Une fois de plus, le député-bourgmestre estime être au-dessus des lois. Comme cela s’est déroulé lors de sa campagne électorale pour les communales (ce qui lui a valu un blâme de la Commission Parlementaire en charge du contrôle des dépenses électorales au sein du Parlement Wallon), mais aussi dans le cadre de l’aboutissement du dossier de la verrière du Château de Bourgogne. A chaque fois, c’est le contribuable estaimpuisien qui finance de sa poche les résultats d’une attitude irrespectueuse, voire méprisante, de la loi.

Dans le cas présent, la commune a décidé de ne pas suivre l’injonction de justice de la Cour d’Appel de Mons et poursuit les travaux en puisant, par conséquent, dans le portefeuille des citoyens pour payer les 500€ d’astreinte par jour.

La décision de la cour de justice d’interrompre les travaux n’a jamais engendré un problème de sécurité pour les citoyens pouvant justifier la poursuite de ces travaux malgré la décision de justice. En effet, des photos prises le lundi 6 mai donnent un bel aperçu de l’état réel du chantier au moment où il devait être interrompu. En deux petites heures seulement, la rue du Canal aurait pu être totalement dégagée sans présenter le moindre risque sécuritaire pour les usagers.

La locale Ecolo est tout à fait favorable à un certain développement touristique et économique de la commune! Mais nous estimons simplement qu’on ne peut agir en dehors du cadre légal, quel que soit l’objectif poursuivi, qu’il est de notre rôle de dénoncer toute décision illégale et tout manquement à l’éthique politique afin d’éviter que les Estaimpuisiens n’aient à payer, tôt ou tard, de tels comportements.

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